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Les infos de l'équipe de baseball de Toulouse. Une équipe de tournoi qui sillonne la France à la recherche de matchs

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Il est de ces dimanches.....

The-Beatles.jpg
"A la fin de l’envoi, ils touchent le fond"...
Cette phrase du coach à la béquille était le fin mot de cette journée. Notre docteur house n’a pas trouvé de remèdes à la débâcle du second match.


Il est de ces dimanches où on rentre chez soi bien tard, le corps fourbu et le vague à l’âme sans savoir pourquoi. Pourquoi tant de route, tant d’effort, tant de souffrance. Pourquoi jouer encore quand on n’a plus rien à se prouver et repartir parfois un peu déçu de soi même. On se dit que le baseball c’est ingrat, on aimerait que le baseball soit comme la musique, on envie les Beatles qui à toutes leurs représentations faisaient un carton mais on nous rappelle qu’ils répétaient 7h par jours, alors on dit que le baseball c’est vraiment ingrat.

 

Il est de ces manches où les balles traversent la défense et l’idée de raccrocher traverse les esprits.  Quand de filantes il n’y a que les frappes adverses et que notre défense passe de rêve à cauchemar, d’étoile à trou noir où tout s’enlise, le temps et l’envie dans une manche infinie !! Sans doute la pire manche de notre vie qui comme la comète de Haley n’arrive que tous les 76 ans. Pourtant ce n’était pas la faute d’un Jay qui lançait et faisait du jeu mais ressemblait à un capitaine abandonnée à la proue d’une défense naufragée plongeant désespérément sur des balles toujours trop haute, trop basse ou trop à côté cafouillant d’un rien les quelques balles qu’elle bloquait.

 

Il est de ces dimanches où on garde le laid et où on oublie le bon car on s’attendait à mieux de soi. On oublie qu’être Astros ne veut pas dire invincibles mais que jouer est déjà une victoire. On oublie qu’un dimanche de plus on faisait partie de cette équipe peu commune où chacun se complait à défaut de la voire une fois de plus au grand complet. On oublie nos frappes et nos double jeux, on oublie qu’on jouait la dernière manche du premier match pour le gagner et qu’on échoua d’une poignée de points avec les bases aussi remplies qu’un chargeur de Beretta prêt à tuer le match. On voulait briller pour l’équipe, on aurait rêvé sortir sur un grand slam et on sort sur une line drive qui finit en double jeu, on aurait rêvé que nos lanceurs sortent 10K sur des airs de samba et on sort 10 BB et quelques HBP. Il y a des dimanches comme ça où on n’entend peut être pas le ‘’LA’’, mais où la mélodie reste belle.

 

Il est de ces dimanches où le Speyside classic à la main, on incrimine les merguez, le soleil dans les yeux, le terrain trop réfléchissant, les jeux trop compliqués ou l’arbitre qui a oublié de compter un strike mais on oublie notre peu d’entrainement et qu’en face il y avait la fougue et la jeunesse. Ils avaient 20 ans, du moins en avaient ils l’air, quand nous préparons déjà notre bicentenaire. Ils avaient des bras qui sentaient pas le Musclor et des jambes de feu. Ils avaient  un bâton qui claquait à chaque strike trop gentil et une défense qui n’a pas fait d’erreurs. Nous avions 15 championnats dans les jambes et dans les bras de plus qu’eux et des centaines d’entraînements en moins. Ils évoluent en N1 et nous on n’évolue plus. On fait des dégustations des meilleurs whisky entre les manches et on a une infirmerie plus longue que leur lineup, on s’envoie des mails quand eux s’entrainent et pourtant on les a un moment tenu. Alors imaginez quand tous ensemble on jouera la même musique. Oui ‘’Imagine’’. En début de saison il est normal que l’alu et le cuir fasse quelques fausses notes quand leur bois joue au diapason. Alors la régie, tu peux monter les aigus et baisser nos airs graves.

 

Il est de des dimanches où il existe des pommades d’échauffement pour les maux d’épaules, mais pas de pommades d’après match pour les blessures d’orgueil.
Jouer au baseball quand on a connu le mur de Berlin et la navette challenger est rare. Qui dit que dans 15 ans ces indiens là mettront des K et des triples et  seront encore sur un terrain, des rêves de conquêtes plein la tête. Les cow boys fringants que nous sommes n’ont pas en rougir. On a peut être été mauvais une manche dans le second match, sans doute la manche de trop mais pas le match de trop. Souvenez vous la déroute de Bézier ou le Marmottes Begin !
Le talent est une chose, mais sans maîtrise il n’est rien. L’étoile sur le cœur ne suffit pas, les Beatles l’avaient compris, faut répéter, s’entrainer, retrouver les timings, les sensations et l’envie de raconter à table de futures histoires où un jour en dernière manche sur la dernière balle on a une nouvelle fois sauvé un match quand il n’y avait plus d’espoir dans la galaxie.

 

Il est de ces dimanches où notre pied d’estal nous botte encore le cul et nous invite à être meilleur pour vivre d’autres extases sublimes au sein de la ligue des gentlemen extraordinaires. Alors ‘’Let it be’’
-Lucy with the Sky on Diamond-


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